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Dimanche 20 août 2006
Aujourd’hui on a fait une grosse « réunion » de collègues. Le menu du déjeuner était brésilien : riz, haricots ayant cuit pendant plus de 4 heures, surmontés de différentes viandes, puis le traditionnel « brigagero » en dessert (gâteau avec une sauce chocolat au lait concentré). Et comme boisson de la vodka sucrée avec du citron vert et du rosé portugais. Le tout mangé entre 15 et 17 heures comme ça, pas besoin de dîner ! (ce dernier point n’étant pas du tout brésilien bien sûr).
On en a profité pour papoter cuisine et on est tombé d’accord pour dire que les australiens, néo-zélandais et français n’avaient pas de plat typique du pays. Les australiens parce qu’ils n’ont pas de plat du tout, les français au contraire parce qu’ils en ont trop et que les spécialités se font par région. Il semblerait d’ailleurs que la fondue savoyarde remporte un gros succès (même si les italiens essayent de s’en attribuer la paternité eux aussi, logique). J’ai cependant négocié pour ne pas préparer ce genre de plat en été ! Pour consoler tout le monde j’ai proposé la recette de la fondue au chocolat et fruits, tout aussi peu diététique mais plus facile à faire à Londres : ici le moindre gruyère coûte 10 euros et de toute façon c’est le seul fromage existant.

Ensuite certains sont allés dans un club pour danser le Forro, mais je suis rentrée pour travailler mon rapport (pas facile quand on a encore le chocolat dans l’estomac et la vodka dans le sang !).

La rue est calme, il y a le match de foot Chelsea-Manchester. Comme le chic quartier de Chelsea est tout prés de chez moi, tout le monde est devant sa télé ou dans un pub. Je me suis d’ailleurs rendue compte aujourd’hui que Londres, comme d’autres villes anglaises, avait plusieurs clubs de foot, les plus connus étant Chelsea et Arsenal. Quelle horreur, moi qui en aie déjà largement assez à Lyon avec l’OL. Ils sont fous ces anglais !
Samedi 19 août 2006

Nous avons reformé notre petit groupe franco-polonais de tourisme pour aller aujourd’hui visiter Greenwich, quartier du Grand Londres, à environ 5 kilomètres du centre-ville. Nous sommes partis depuis Westminster en bateau. Il faisait beau mais le temps s’est très vite couvert et on a finalement eu droit à plusieurs grosses averses dans la journée.
Le bateau nous a permis de revoir tous les quais de la Tamise et leurs monuments : départ depuis Big Ben et London Eye, puis la Cathédrale Saint Paul, Tower of London et Tower Bridge. Nous sommes ensuite passés le long des Docklands. A cet endroit la Tamise décrit une grande boucle à 180°. Dans le fond on voyait les buildings de Canary Wharf tantôt à droite tantôt à gauche, impossible de savoir sur quelle rive ils sont avant de passer devant, c’est un effet optique très amusant.

Buildings de Canary Wharf


La « croisière » était également commentée intéressement.
Au bout d’une bonne heure nous sommes arrivés à bon port. Nous sommes allés nous réchauffer autour d’un cappuccino avant de rentrer dans l’immense et beau Old Royal Naval College et de visiter la chapelle et le réfectoire (nommé « Painted Hall » en raison des immenses peintures sur les murs et le plafond).

Old Royal Naval College et sa chapelle 



Détail du plafond de la chapelle


Nous sommes ensuite passé par la Queen’s House, ancienne demeure royale.
Puis nous avons attaqué les choses sérieuses : la montée jusqu'à l’observatoire ! En haut de la colline, on a une vue magnifique sur les Docklands, la City et le Millenium Dome. Et bien sûr, on peut traverser le méridien de longitude 0°, appelé aussi Prime meridian, International meridian ou Greenwich meridian. Il est marqué par une grande ligne sur l’observatoire, le sol et par plusieurs horloges à l’heure GMT of course. On a ensuite passé un long moment dans l’observatoire, qui explique en détails pourquoi et comment a été créé le méridien, ses applications à travers les âges en navigation, astronomie etc., jusqu’aux nouvelles technologies.

Vue depuis l'observatoire :
le Old Royal Naval College, au fond les Docklands et Canary Wharf



Millenium Dome



Le méridien de Greenwich


Puis nous avons marché dans les jolis et calmes jardins...

Le Flower Garden, un des nombreux jardins


En fin d’après-midi nous sommes redescendus de la colline et nous sommes passés à pied sous la Tamise par un tunnel souterrain (un peu oppressant… heureusement que je ne suis pas claustrophobe !). Ce tunnel mène à la « Isle of Dogs », partie des Docklands où on a une belle vue d’ensemble sur Greenwich.

Vue d'ensemble du Old Royal Naval College


Enfin, nous sommes rentrés au centre de Londres par le DLR (Docklands Light Railway), sorte de métro aérien. Comme son nom l’indique, il serpente entre les immeubles des Docklands et traverse de petits canaux. Ce bout de presqu’île vaut d’ailleurs le détour, les buildings construits au milieu des canaux style Venise ont un certain style.

Vendredi 18 août 2006

Je voulais (vraiment) bosser hier soir mais un mal de tête m’a fait m’endormir sur mon bouquin pendant une bonne heure. Je me suis réveillée vers 21h30, les lunettes de travers, le mal de tête remplacé par un mal de cou. Je suis descendue dans la cuisine pour dîner, mais je me suis retrouvée nez à nez avec le subwarden (le gardien, quoi) qui m’a jeté un coup d’œil du style « toi si je te vois traîner après 22h01 dans la cuisine tu vas avoir droit à un rendez-vous privé à la direction » ([mode blonde] trop bien je rêêêêêve de rencontrer le directeur [/mode blonde]). J’ai donc fait style « je vais chercher mon verre de lait avant de me coucher » et puis zou au dodo. Ça tombe bien, Coturne souffrait lui aussi de manque de sommeil.

Cauchemar cette nuit, j’ai rêvé qu’on faisait un concert folklo avec les autres zikets qui tournait au bide total. Remarquez, même en vrai, ce n’est jamais d’un très haut niveau intellectuel non plus, hein. (Pour ceux qui ne sont pas de l’Insa, sachez pour votre culture que les « zikets » sont les étudiants de la filière musique-études, et le concert folklo est un spectacle de sketchs plus ou moins musicaux et plus ou moins drôles organisé chaque année. Oui je sais on aime bien avoir notre propre patois dans cette école ;-)).

Heureusement ce matin un beau soleil me réveille, le ciel bleu est revenu aujourd’hui par moments (entrecoupé de nuages et averses quand même). Ce matin mon tuteur est venu me demander quand est-ce que je comptais lui donner les premières pages de mon rapport à lire. Moi, comme une idiote angoissée, prenant cette question comme un reproche de retard, je lui ai répondu que j’aurai fini l’intro et la partie expérimentale lundi. Et bien en fait il était super content et ne pensait pas que j’avais autant avancé (pourtant je ne suis pas d’une efficacité redoutable !). Zut alors si j’avais su j’aurais répondu mardi !!! Par conséquent ce soir va être une soirée rapport au lieu d’une soirée DVD. Bien fait pour moi, ça m’apprendra à vouloir faire du zele. Le bon côté des choses est que je serais enfin débarrassée de cette partie, yes !

Le programme de ce week-end est le suivant : samedi si il ne fait pas trop mauvais on ira à Greenwich en bateau (vrai truc de touriste, mais c’est chouette quand même !). Si il ne fait pas beau cette sortie sera remplacée par de la rédaction de rapport pour ma part, entrecoupée sans doute d’une visite de musée : Science Museum, Victoria&Albert Museum, National Gallery… j’ai encore l’embarras du choix. Dimanche midi ce sera déjeuner brésilien, suivi d’une petite initiation au « Forro » (musique brésilienne que j’affectionne particulièrement pour l’avoir découverte cette année). Ou alors juste le repas si je n’ai pas assez avancé mon rapport.
Oui je sais, c’est triste d’être à l’étranger et de passer son week-end à travailler, mais je suis aussi là pour apprendre. Et puis, promis, je profite de Londres au maximum de mes possibilités.

Jeudi 17 août 2006

Hier je pensais enfin pouvoir finir ma première série d’analyses au microscope. Sur 5 échantillons, je n’avais pu en observer que 3, les autres avaient été détruits pas la chaleur au début de l’été, puis le microscope était en panne, etc. Trois échantillons en deux mois, ça ne fait vraiment pas une grosse moyenne ! Le microscope avait encore un problème d’ordinateur mais qui n’empêchait pas de s’en servir. On a un peu fait du forcing auprès des informaticiens pour s’en servir aujourd’hui et éviter encore un report. Donc après avoir patienté pendant une heure et fait du baby-sitting auprès du fils de ma co-manip’ (qui a transformé le labo en garage de petites voitures depuis 3 semaines ;-)) j’ai enfin pu observer mes 2 échantillons esseulés. Mais petite déception, car à force d’avoir attendu, un des deux a encore été détruit. Pfff, que c’est long.

Ce stage est au moins en train de m’apprendre quelque chose : il faut être trèèèes patient en Recherche, compter le double de temps pour obtenir des résultats (qu’ils soient bons ou mauvais) à cause des imprévus, être actif dès que possible et autant que possible, garder les nombreux temps morts pour la lecture d’articles et la rédaction de rapports, etc. Ça me sera certainement très utile dans la suite de mes études, voire dans mon métier.

La rubrique «souci technique» du jour : ma sweep card (carte magnétique d’accès aux bâtiments) ne marche plus, je n’ai plus accès au labo, et heureusement que je ne suis pas partie la dernière sinon j’étais enfermée et obligée de faire dodo à Imperial College (ou tout du moins de crier très fort pour que l’officier de sécu me trouve ;-))

Mercredi 16 août 2006

Après de multiples délais dus à ma mauvaise volonté (pas envie de penser au retour) mais aussi parfois indépendants de ma personne (menaces d’attentats et sites Internet des compagnies aériennes saturés), j’ai enfin réservé mon billet d’avion pour le retour. Lundi 18 Septembre. Snif. Pas envie d’y penser, je viens à peine d’arriver. Comme je n’ai pas d’agenda, je suis obligée de calculer les dates de tête. Résultat je me suis plantée un bon nombre de fois, entre la réservation de ma chambre et celle de l’avion. J’espère que j’ai bien réservé le bon nombre de nuits, ni trop (pas envie de gaspiller hein !), ni pas assez (parce que passer sa dernière nuit sur un banc, c’est un peu la loose).

Sinon j’ai prévu mon plan de bataille pour les dernières semaines : liste des visites que je veux absolument faire, planning du boulot qu’il me reste à faire. Sachant qu’en 2 mois j’ai fait 1 seule analyse (même pas complète) et qu’il me reste 3 analyses à faire en 1 mois. Argh, c’est vraiment juste niveau timing. D’abord ce n’est même pas de ma fauteuuuuh, parce que les machines elles sont toutes cassées et que la chaleur en juin et juillet a détruit tous mes échantillons… Alors je commence à écrire mon rapport, en laissant des blancs pour les parties correspondant aux expériences que je n’ai pas encore faites. Et qui seront certainement faites par quelqu’un d’autre, après moi. Bouh, quelle tristesse, je déteste laisser un travail non fini, j’aime bien faire tout par moi-même. Alors pour compenser je mets un point d’honneur à faire une belle introduction et partie théorique, ce qui me vaut une bonne prise de tête (allez résumer 3 bouquins et moultes publications quand vous êtes vous-même trop bavard et que vous maîtrisez encore imparfaitement le sujet !).

Et puis ce temps me fait penser au coup de froid qu’on a souvent à Lyon à la fin août / début septembre. Bref, j’ai parfois l’impression d’être déjà à la fin.

Mais heureusement, quand je réfléchis je m’aperçois qu’il me reste encore plus d’un mois, alors je garde le sourire !

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