Hier soir je suis allée à une conférence près du London Bridge, qui s’est terminée plus tôt que prévu, j’en ai profité pour vite aller photographier le coucher de soleil sur la Cathédrale Saint Paul. Coucher de soleil, au fond le dôme de la cathédrale

Il était malheureusement un peu tard mais j’ai quand même décidé de faire une ballade qui me tenait à cœur depuis longtemps : toute la rive droite de la Tamise, depuis le Tower Bridge jusqu'à Big Ben, en une seule fois. Encore une fois je n’ai pas été déçue. Entre le Tower Bridge, la City, la Cathédrale Saint Paul, le Millenium Bridge, Charing Cross et le Golden Jubilee Bridge puis Big Ben et le London Eye, je ne savais plus où donner de la tête. J’ai rempli la carte mémoire de l’appareil et vidé la batterie ! Je suis amoureuse des rives de la Tamise de nuit, c’est sûr…. Comme d’habitude, les photos sont dans l’album London by night.
Tower Bridge un soir de pleine lune... La cathédrale Saint Paul

La cathédrale Saint Paul et Blackfriars Bridge
Le Golden Jubilee Bridge et la gare de Charing Cross
Hier soir je ne suis pas sortie très tard du travail et comme le mercredi le Victoria & Albert Museum ferme à 22h j’en ai profité pour aller y passer la soirée. Victoria & Albert Museum, vu de l'extérieur Le hall du musée

(photo de l'article du 15 juillet)
Façade d'un des côtés du bâtiment
C’est un énorme musée d’arts décoratifs ; on y trouve de tout : des meubles, de la vaisselle, des objets divers et variés (depuis les pipes japonaises jusqu'à des armes), quelques instruments de musique, des peintures, des sculptures etc. La collection indienne et du Moyen-Orient est impressionnante, il y a aussi une collection chinoise, japonaise, une partie européenne. Par exemple je n’avais jamais vu autant d’objets de messe concentrés : une galerie est remplie de croix, de crucifix, calices, vitraux etc., c’est même trop chargé.
Il y a vraiment de beaux objets mais la disposition du musée est assez bizarre. C’est parfois classé par thèmes (sculpture, instruments etc), parfois par époque, parfois par région. On passe de l’un à l’autre un peu brusquement et les salles sont un peu trop chargées parfois. Les explications ne sont pas extraordinaires non plus.
Mais bon c’est parfait pour flâner, juste pour le plaisir des yeux. J’ai beaucoup aimé l’immense salle destinée aux cartons de Raphaël, qui étaient initialement prévus pour décorer la chapelle Sixtine. Je ne crois pas avoir déjà vu des tableaux immenses à ce point dans un musée. C’est gigantesque, démesuré. On se rend compte du génie de l’artiste qui a peint sur de simples feuilles puis a ensuite tout assemblé sur toile. Moi qui en bave déjà pour dessiner un bonhomme… En plus la salle est semi obscure pour préserver les peintures, et le musée étant calme je me suis retrouvée toute seule dans cette immense salle. Le grand frisson, quoi. Ces tableaux sont la propriété privée de la Reine qui les a confiés en garde au musée. Autant dire que la miss Elisabeth II n’a pas des goûts de ch****** (sur ce point du moins… je ne parlerai pas des chapeaux ni des sacs à main ;-)).
A part cela, dans le style gigantesque, il y a une salle reproduisant des œuvres célèbres, afin de permettre aux étudiants en art de pouvoir les étudier dans se déplacer aux 4 coins du monde. On y trouve par exemple le portique de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle, le David de Michel-Ange (super grand !!! je pensais, comme une inculte, que c’était une statuette mais en fait il doit bien faire 5 mètres), et une immense colonne de 38m de haut, découpée en deux parce que sinon ça ne rentrait pas sous plafond. Rien que le piédestal de la colonne doit faire 3 ou 4 mètres…
Enfin, la cour intérieure avait l’air très belle, mais comme il y avait une réception privée très chic, on n’avait pas le droit d’y rentrer. Dommage :-(
Une fois de plus je vais honorer le nom de cette catégorie « my life ».
Alors, lundi je suis allée dans le nord de Londres pour utiliser une super-machine-super-chère permettant de faire des super-analyses-super-précises de mes échantillons préférés. Lever à 6h parce qu’il fallait d’abord que je passe à l’Imperial College prendre les échantillons en question, puis que je retrouve ma collègue à l’arrêt de métro avant d’y aller ensemble. Malgré ce réveil matinal on a été bien en retard car le métro s’est arrêté une bonne demi-heure.
Personnellement, je trouve que le plan du métro à Londres est bien fait, avec des lignes qui traversent du nord au sud, d’autres d’est en ouest, d’autres en diagonale etc. En général il n’y a pas besoin de prendre plus de 2 lignes, voire 3, même pour aller à l’autre bout de la ville. Mais le problème est que certaines lignes sont tout le temps arrêtées (pour panne ou travaux de rénovation) et vu le prix du ticket on pourrait s’attendre à un meilleur service.
Bref, on a fini par se retrouver tant bien que mal. Une fois arrivée dans le labo, ma collègue a « refilé un singe » au responsable. Elle a tout simplement sorti : « oh ben je vois que cette machine à l’air trrrrès compliquée, je ne sais pas comment m’en servir. Ça va être long si vous voulez m’expliquer, alors il vaut mieux que vous fassiez les mesures vous-même. Et puis je ne voudrais pas déranger et tout casser, hein. Bon, vous avez mon adresse e-mail, vous m’envoyez les résultats dans un fichier Excel avant la fin de la semaine ? ». Et voilà, ça c’est fait, comme on dit.
Mardi j’ai vu mon tuteur débouler dans le bureau en disant qu’il n’avait pas encore lu mon rapport mais qu’il le trouvait épais. J’ai eu quelques secondes d’hésitation. Parce que, une quinzaine de pages avec interligne 2, je ne trouve pas ça énorme. Ou alors j’ai mal compris et confondu « thick » et « thin ». Ou alors il se fout de moi. Mais non, il paraît que j’en ai fait presque trop. Ah bon, dernière nouvelle… Tant mieux, je m’attendais presque à ce qu’il me reproche de ne pas avoir assez détaillé.
Mardi soir je me suis un peu embêtée. Pour une fois je suis partie vers 18h du boulot. Les garçons avaient unanimement décidé de regarder je-ne-sais quel match de foot à la télé dans la salle commune, et je viens de finir le livre que je m’étais achetée pour mon anniversaire. Alors pour me consoler et m’occuper je me suis relancée dans une préparation de muffins. Mais à la première fournée je me suis sérieusement brûlé un doigt sur la plaque du four. Résultat : j’ai renversé la pâte, donc pas de muffins, la cuisine à nettoyer, et le reste de la soirée passée avec la main sous l’eau froide. Rien de bien grave heureusement.
Ce matin mon tuteur m’a rendu mon rapport en disant qu’il l’avait trouvé excellent (mais il emploie ce mot tout le temps dès qu’il est content, donc en gros ça veut dire que ce n’est pas trop mal, hein !). Ensuite j’ai passé une bonne partie de la journée à corriger les fautes qu’il avait relevées, et puis à dépouiller ces fameux résultats de lundi. Pas mauvais d’ailleurs comme résultats. Du coup j’ai une réunion avec mon tuteur demain pour en discuter plus en détails, chouette !
Elle l’a fait ? Et oui, elle l’a fait ! Tower Bridge Une partie de la City vue depuis les quais
Le ciel s’étant enfin dégagé en fin d’après-midi notre apprentie londonienne s’est décidée à aller (encore) faire des photos malgré la fatigue.
Direction le Tower Bridge que je n’ai jamais réussi à photographier sous un beau ciel (la première fois il y avait tellement de soleil que le ciel paraissait blanc, la deuxième fois il y avait des vilains nuages). Le temps d’y aller, il était malheureusement trop tard pour voir le coucher de soleil mais j’en ai profité pour faire des photos de nuit. Cela n’a vraiment pas été facile étant donné le vent et le pont éclairé très blanc. Mais il y a quelques jolis clichés.

J’ai ensuite fait un tour sur les quais de la Tamise, devant la City et jusqu’au London Bridge. Je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu'à la cathédrale Saint Paul, ce sera pour une autre fois. Je crois que les rives de la Tamise sont vraiment mon endroit préféré de Londres. La première fois j’avais été un peu déçue car je n’avais pas pris le « bon » quai. Mais maintenant je sais qu’il faut prendre la rive droite (nommée Queen’s Walk) ce qui permet d’apprécier pleinement tous les monuments, sur plusieurs kilomètres. Oui, je suis vraiment fan des quais et ponts de la Tamise, c’est magnifique de jour comme de nuit. 
Comme d’habitude, les photos sont dans l’album photo London by night
Ce matin nous sommes partis assez tôt pour aller voir le festival espagnol qui se déroulait sur Regent Street (une des grandes rues du centre, entre Piccadilly et Oxford Circus). Mais une fois arrivés là-bas nous avons appris que les animations ne commençaient qu’à partir de midi. Pyramide humaine Pyramide humaine
Pour attendre nous sommes allés à la National Portrait Gallery. Comme son nom l’indique c’est un musée ne comportant que des portraits. Ce sont essentiellement des portraits peints de britanniques célèbres : depuis la dynastie Tudor aux 15ème et 16ème siècles en passant par Shakespeare, la reine Victoria (of course), les scientifiques comme Faraday ou Darwin, Churchill, les Beatles, la famille royale actuelle, bref tout le monde y passe.
En début d’après-midi nous sommes donc retournés sur Regent Street. Chaque région d’Espagne était représentée : pays Basque, Valence, Barcelone, Madrid, Andalousie, îles Canaries, îles Baléares etc. Il y avait beaucoup de publicités pour des voyages bien sûr. Mais aussi des démonstrations de chevaux, des feux de la Saint Jean et surtout les immenses pyramides humaines. J’ai compté jusqu'à 7 étages !!! (et encore il parait qu’ils n’ont pas eu le droit d’en faire plus). Parfois elles sont moins hautes, « seulement » 3 ou 4 étages, mais sont réalisées de façon simultanée par plusieurs groupes. C’est vraiment très impressionnant quand on les voit de plus près, plus hautes que les lampadaires.


Il y avait également de nombreuses dégustations : olives, fromages et une paella géante gratuite. On s’est fait un peu bousculer par la foule mais on a réussi à y goûter en fin d’après-midi (heure du déjeuner des espagnols = heure du dîner des anglais !)
Souriez, vous êtes filmés par la télé espagnole



