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Vendredi 18 août 2006

Je voulais (vraiment) bosser hier soir mais un mal de tête m’a fait m’endormir sur mon bouquin pendant une bonne heure. Je me suis réveillée vers 21h30, les lunettes de travers, le mal de tête remplacé par un mal de cou. Je suis descendue dans la cuisine pour dîner, mais je me suis retrouvée nez à nez avec le subwarden (le gardien, quoi) qui m’a jeté un coup d’œil du style « toi si je te vois traîner après 22h01 dans la cuisine tu vas avoir droit à un rendez-vous privé à la direction » ([mode blonde] trop bien je rêêêêêve de rencontrer le directeur [/mode blonde]). J’ai donc fait style « je vais chercher mon verre de lait avant de me coucher » et puis zou au dodo. Ça tombe bien, Coturne souffrait lui aussi de manque de sommeil.

Cauchemar cette nuit, j’ai rêvé qu’on faisait un concert folklo avec les autres zikets qui tournait au bide total. Remarquez, même en vrai, ce n’est jamais d’un très haut niveau intellectuel non plus, hein. (Pour ceux qui ne sont pas de l’Insa, sachez pour votre culture que les « zikets » sont les étudiants de la filière musique-études, et le concert folklo est un spectacle de sketchs plus ou moins musicaux et plus ou moins drôles organisé chaque année. Oui je sais on aime bien avoir notre propre patois dans cette école ;-)).

Heureusement ce matin un beau soleil me réveille, le ciel bleu est revenu aujourd’hui par moments (entrecoupé de nuages et averses quand même). Ce matin mon tuteur est venu me demander quand est-ce que je comptais lui donner les premières pages de mon rapport à lire. Moi, comme une idiote angoissée, prenant cette question comme un reproche de retard, je lui ai répondu que j’aurai fini l’intro et la partie expérimentale lundi. Et bien en fait il était super content et ne pensait pas que j’avais autant avancé (pourtant je ne suis pas d’une efficacité redoutable !). Zut alors si j’avais su j’aurais répondu mardi !!! Par conséquent ce soir va être une soirée rapport au lieu d’une soirée DVD. Bien fait pour moi, ça m’apprendra à vouloir faire du zele. Le bon côté des choses est que je serais enfin débarrassée de cette partie, yes !

Le programme de ce week-end est le suivant : samedi si il ne fait pas trop mauvais on ira à Greenwich en bateau (vrai truc de touriste, mais c’est chouette quand même !). Si il ne fait pas beau cette sortie sera remplacée par de la rédaction de rapport pour ma part, entrecoupée sans doute d’une visite de musée : Science Museum, Victoria&Albert Museum, National Gallery… j’ai encore l’embarras du choix. Dimanche midi ce sera déjeuner brésilien, suivi d’une petite initiation au « Forro » (musique brésilienne que j’affectionne particulièrement pour l’avoir découverte cette année). Ou alors juste le repas si je n’ai pas assez avancé mon rapport.
Oui je sais, c’est triste d’être à l’étranger et de passer son week-end à travailler, mais je suis aussi là pour apprendre. Et puis, promis, je profite de Londres au maximum de mes possibilités.

Jeudi 17 août 2006

Hier je pensais enfin pouvoir finir ma première série d’analyses au microscope. Sur 5 échantillons, je n’avais pu en observer que 3, les autres avaient été détruits pas la chaleur au début de l’été, puis le microscope était en panne, etc. Trois échantillons en deux mois, ça ne fait vraiment pas une grosse moyenne ! Le microscope avait encore un problème d’ordinateur mais qui n’empêchait pas de s’en servir. On a un peu fait du forcing auprès des informaticiens pour s’en servir aujourd’hui et éviter encore un report. Donc après avoir patienté pendant une heure et fait du baby-sitting auprès du fils de ma co-manip’ (qui a transformé le labo en garage de petites voitures depuis 3 semaines ;-)) j’ai enfin pu observer mes 2 échantillons esseulés. Mais petite déception, car à force d’avoir attendu, un des deux a encore été détruit. Pfff, que c’est long.

Ce stage est au moins en train de m’apprendre quelque chose : il faut être trèèèes patient en Recherche, compter le double de temps pour obtenir des résultats (qu’ils soient bons ou mauvais) à cause des imprévus, être actif dès que possible et autant que possible, garder les nombreux temps morts pour la lecture d’articles et la rédaction de rapports, etc. Ça me sera certainement très utile dans la suite de mes études, voire dans mon métier.

La rubrique «souci technique» du jour : ma sweep card (carte magnétique d’accès aux bâtiments) ne marche plus, je n’ai plus accès au labo, et heureusement que je ne suis pas partie la dernière sinon j’étais enfermée et obligée de faire dodo à Imperial College (ou tout du moins de crier très fort pour que l’officier de sécu me trouve ;-))

Mercredi 16 août 2006

Après de multiples délais dus à ma mauvaise volonté (pas envie de penser au retour) mais aussi parfois indépendants de ma personne (menaces d’attentats et sites Internet des compagnies aériennes saturés), j’ai enfin réservé mon billet d’avion pour le retour. Lundi 18 Septembre. Snif. Pas envie d’y penser, je viens à peine d’arriver. Comme je n’ai pas d’agenda, je suis obligée de calculer les dates de tête. Résultat je me suis plantée un bon nombre de fois, entre la réservation de ma chambre et celle de l’avion. J’espère que j’ai bien réservé le bon nombre de nuits, ni trop (pas envie de gaspiller hein !), ni pas assez (parce que passer sa dernière nuit sur un banc, c’est un peu la loose).

Sinon j’ai prévu mon plan de bataille pour les dernières semaines : liste des visites que je veux absolument faire, planning du boulot qu’il me reste à faire. Sachant qu’en 2 mois j’ai fait 1 seule analyse (même pas complète) et qu’il me reste 3 analyses à faire en 1 mois. Argh, c’est vraiment juste niveau timing. D’abord ce n’est même pas de ma fauteuuuuh, parce que les machines elles sont toutes cassées et que la chaleur en juin et juillet a détruit tous mes échantillons… Alors je commence à écrire mon rapport, en laissant des blancs pour les parties correspondant aux expériences que je n’ai pas encore faites. Et qui seront certainement faites par quelqu’un d’autre, après moi. Bouh, quelle tristesse, je déteste laisser un travail non fini, j’aime bien faire tout par moi-même. Alors pour compenser je mets un point d’honneur à faire une belle introduction et partie théorique, ce qui me vaut une bonne prise de tête (allez résumer 3 bouquins et moultes publications quand vous êtes vous-même trop bavard et que vous maîtrisez encore imparfaitement le sujet !).

Et puis ce temps me fait penser au coup de froid qu’on a souvent à Lyon à la fin août / début septembre. Bref, j’ai parfois l’impression d’être déjà à la fin.

Mais heureusement, quand je réfléchis je m’aperçois qu’il me reste encore plus d’un mois, alors je garde le sourire !

Mardi 15 août 2006

Plutôt que de vous raconter mon passionnant travail en ce jour non-férié (dommage pour moi), voici une petite anecdote est arrivée à une collègue il y a quelques jours.
Elle était dans un magasin de chaussures. Elle demande en anglais à un vendeur s’il a sa pointure en stock. Le vendeur revient avec les sandales en question, puis part papoter avec son collègue. Elle entend quelques mots de la conversation et comprend qu’eux aussi sont français. A entendre les mots employés et les sourires qu’ils s’échangent, elle comprend qu’ils sont en train d’avoir une conversation pas très catholique sur son dos. Le vendeur revient, demande si les chaussures conviennent. Ma collègue répond en français « non, c’est trop serré ». Le vendeur et son collègue réalisent qu’elle a compris leur conversation, leur visage change de couleur, ils partent se cacher au fond du magasin. Un moment après, ils reviennent et essayent de savoir si elle a tout entendu ou non. Bien sûr, elle n’avait compris que quelques brides mais elle s’amuse à leur faire croire qu’elle a tout compris…
Bien fait pour eux hihihi ;-)

Samedi 12 août 2006

Hier on est allés au « Digress », mi-pub, mi-boite où j’avais déjà été au début de mon séjour. Ca m’a rappelé tant de souvenirs, c’est à la fois si proche et si loin déjà, j’ai l’impression d’avoir vécu un an tellement j’ai appris de choses, rencontré de gens, etc. Une des filles du labo, américaine, est incroyable. Elle avait tellement sympathisé avec le barman la dernière fois qu’il l’a reconnu et nous offert un pichet de cocktail. Pas de quoi se saouler (rire) mais ca nous a fait tenir une bonne partie de la soirée.
On est rentré tard dans la nuit (ou plutôt tôt le matin !). Mais le bus était bondé, le chauffeur s’est arrêté pour dire aux gens qui étaient debout en haut de descendre. Il y avait une bande de français qui ont commencé à l’insulter en pensant que personne ne les comprenait. J’étais morte de rire, de même qu’une autre bande de français à coté. Ca m’a rappelé une autre anecdote qu’il faudra que je raconte un de ces jours (surprise, suspens !)

Gros dodo jusque tard dans la matinée, ou plutôt tôt dans l’après-midi (vous comprenez maintenant le titre de cet article !). En début d’après-midi nous sommes allées chez une fille qui a un appart près de South Kensington (cf article soirée crêpes). Le temps qu’on se décide quoi manger, qu’on aille au supermarché, qu’on cuisine, on a déjeuné il était près de 16 heures. Puis papotage entre filles et visionnage de photos.
En rentrant je voulais aller faire du shopping mais le mauvais temps et l’heure tardive m’en ont empêché. Il fait sombre (on aurait cru qu’il faisait à moitié nuit toute la journée), petite pluie fine par moments, assez froid, je crois que après un magnifique mois de Juillet je vais goûter aux joies du temps anglais en Août !

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