Hier je pensais enfin pouvoir finir ma première série d’analyses au microscope. Sur 5 échantillons, je n’avais pu en observer que 3, les autres avaient été détruits pas la chaleur au début de l’été, puis le microscope était en panne, etc. Trois échantillons en deux mois, ça ne fait vraiment pas une grosse moyenne ! Le microscope avait encore un problème d’ordinateur mais qui n’empêchait pas de s’en servir. On a un peu fait du forcing auprès des informaticiens pour s’en servir aujourd’hui et éviter encore un report. Donc après avoir patienté pendant une heure et fait du baby-sitting auprès du fils de ma co-manip’ (qui a transformé le labo en garage de petites voitures depuis 3 semaines ;-)) j’ai enfin pu observer mes 2 échantillons esseulés. Mais petite déception, car à force d’avoir attendu, un des deux a encore été détruit. Pfff, que c’est long.
Ce stage est au moins en train de m’apprendre quelque chose : il faut être trèèèes patient en Recherche, compter le double de temps pour obtenir des résultats (qu’ils soient bons ou mauvais) à cause des imprévus, être actif dès que possible et autant que possible, garder les nombreux temps morts pour la lecture d’articles et la rédaction de rapports, etc. Ça me sera certainement très utile dans la suite de mes études, voire dans mon métier.
La rubrique «souci technique» du jour : ma sweep card (carte magnétique d’accès aux bâtiments) ne marche plus, je n’ai plus accès au labo, et heureusement que je ne suis pas partie la dernière sinon j’étais enfermée et obligée de faire dodo à Imperial College (ou tout du moins de crier très fort pour que l’officier de sécu me trouve ;-))
Après de multiples délais dus à ma mauvaise volonté (pas envie de penser au retour) mais aussi parfois indépendants de ma personne (menaces d’attentats et sites Internet des compagnies aériennes saturés), j’ai enfin réservé mon billet d’avion pour le retour. Lundi 18 Septembre. Snif. Pas envie d’y penser, je viens à peine d’arriver. Comme je n’ai pas d’agenda, je suis obligée de calculer les dates de tête. Résultat je me suis plantée un bon nombre de fois, entre la réservation de ma chambre et celle de l’avion. J’espère que j’ai bien réservé le bon nombre de nuits, ni trop (pas envie de gaspiller hein !), ni pas assez (parce que passer sa dernière nuit sur un banc, c’est un peu la loose).
Sinon j’ai prévu mon plan de bataille pour les dernières semaines : liste des visites que je veux absolument faire, planning du boulot qu’il me reste à faire. Sachant qu’en 2 mois j’ai fait 1 seule analyse (même pas complète) et qu’il me reste 3 analyses à faire en 1 mois. Argh, c’est vraiment juste niveau timing. D’abord ce n’est même pas de ma fauteuuuuh, parce que les machines elles sont toutes cassées et que la chaleur en juin et juillet a détruit tous mes échantillons… Alors je commence à écrire mon rapport, en laissant des blancs pour les parties correspondant aux expériences que je n’ai pas encore faites. Et qui seront certainement faites par quelqu’un d’autre, après moi. Bouh, quelle tristesse, je déteste laisser un travail non fini, j’aime bien faire tout par moi-même. Alors pour compenser je mets un point d’honneur à faire une belle introduction et partie théorique, ce qui me vaut une bonne prise de tête (allez résumer 3 bouquins et moultes publications quand vous êtes vous-même trop bavard et que vous maîtrisez encore imparfaitement le sujet !).
Et puis ce temps me fait penser au coup de froid qu’on a souvent à Lyon à la fin août / début septembre. Bref, j’ai parfois l’impression d’être déjà à la fin.
Mais heureusement, quand je réfléchis je m’aperçois qu’il me reste encore plus d’un mois, alors je garde le sourire ! 
Plutôt que de vous raconter mon passionnant travail en ce jour non-férié (dommage pour moi), voici une petite anecdote est arrivée à une collègue il y a quelques jours.
Elle était dans un magasin de chaussures. Elle demande en anglais à un vendeur s’il a sa pointure en stock. Le vendeur revient avec les sandales en question, puis part papoter avec son collègue. Elle entend quelques mots de la conversation et comprend qu’eux aussi sont français. A entendre les mots employés et les sourires qu’ils s’échangent, elle comprend qu’ils sont en train d’avoir une conversation pas très catholique sur son dos. Le vendeur revient, demande si les chaussures conviennent. Ma collègue répond en français « non, c’est trop serré ». Le vendeur et son collègue réalisent qu’elle a compris leur conversation, leur visage change de couleur, ils partent se cacher au fond du magasin. Un moment après, ils reviennent et essayent de savoir si elle a tout entendu ou non. Bien sûr, elle n’avait compris que quelques brides mais elle s’amuse à leur faire croire qu’elle a tout compris…
Bien fait pour eux hihihi ;-)
Lever très matinal en ce dimanche pluvieux pour aller à Oxford. C’est une petite ville à 90 km au nord-ouest de Londres. Elle est surtout connue pour sa très chic université (2ème meilleure du Royaume-Uni, derrière Cambridge (1ère) et devant Imperial College (3ème) où je suis). Une des Gargouilles Un des Colleges Sheldonian Theater Intérieur du Sheldonian Theater Vue depuis la coupole du Sheldonian Theater Christ Church Paysage autour de Christ Church The more I study
Première surprise en arrivant sur place : l’université d’Oxford est en fait constituée de multiples petits «Colleges» disséminés dans la ville. On est un peu déçu en apprenant cela car on pensait voir un énorme campus avec des gros bâtiments impressionnants (un peu comme ceux qu’on imagine aux Etats-Unis). Mais finalement la visite est très agréable, la ville est petite mais très jolie. Il n’y a pas grand-chose à voir à part les Colleges et quelques églises. Cependant on ne se lasse pas de marcher dans ces jolies rues. Les murs des maisons comportent souvent des Gargouilles, toutes différentes, dont certaines sont rigolotes.

On peut rentrer dans les Colleges mais tous sont payants. On finit par en trouver un où le gentil garde nous laisse visiter les parties extérieures. Tous les Colleges sont construits sur le même modèle : quelques bâtiments organisés autour d’une ou deux cours (avec superbe gazon, fleurs etc). Les bâtiments comportent 2 ou 3 étages maxi, salles de classes et réfectoire en bas, chambres en mansarde en haut.
On est également entré dans le Sheldonian Theater, où a lieu la cérémonie de la remise des diplômes, avec l’uniforme, le chapeau etc… L’intérieur est très beau, on s’est pris en photo en s’imaginant avec un Degree ici, quelle classe ! On est aussi monté dans la coupole pour admirer une petite vue sur la ville.


Enfin, on a fini la journée par un tour dans le quartier de Christ Church : ce bâtiment ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux qui servent de décor aux films d’Harry Potter, et les champs autour font très « campagne anglaise » !

La note humoristique du jour est la devise (non officielle) des étudiants oxfordiens :
The more I know
The more I know
The more I forget
The more I forget
The less I know
So why study ?
Hier on est allés au « Digress », mi-pub, mi-boite où j’avais déjà été au début de mon séjour. Ca m’a rappelé tant de souvenirs, c’est à la fois si proche et si loin déjà, j’ai l’impression d’avoir vécu un an tellement j’ai appris de choses, rencontré de gens, etc. Une des filles du labo, américaine, est incroyable. Elle avait tellement sympathisé avec le barman la dernière fois qu’il l’a reconnu et nous offert un pichet de cocktail. Pas de quoi se saouler (rire) mais ca nous a fait tenir une bonne partie de la soirée.
On est rentré tard dans la nuit (ou plutôt tôt le matin !). Mais le bus était bondé, le chauffeur s’est arrêté pour dire aux gens qui étaient debout en haut de descendre. Il y avait une bande de français qui ont commencé à l’insulter en pensant que personne ne les comprenait. J’étais morte de rire, de même qu’une autre bande de français à coté. Ca m’a rappelé une autre anecdote qu’il faudra que je raconte un de ces jours (surprise, suspens !)
Gros dodo jusque tard dans la matinée, ou plutôt tôt dans l’après-midi (vous comprenez maintenant le titre de cet article !). En début d’après-midi nous sommes allées chez une fille qui a un appart près de South Kensington (cf article soirée crêpes). Le temps qu’on se décide quoi manger, qu’on aille au supermarché, qu’on cuisine, on a déjeuné il était près de 16 heures. Puis papotage entre filles et visionnage de photos.
En rentrant je voulais aller faire du shopping mais le mauvais temps et l’heure tardive m’en ont empêché. Il fait sombre (on aurait cru qu’il faisait à moitié nuit toute la journée), petite pluie fine par moments, assez froid, je crois que après un magnifique mois de Juillet je vais goûter aux joies du temps anglais en Août !



