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Lundi 15 mai 2006

Aujourd’hui je voulais aller chez British Airways… mais je n’ai pas trouvé ! L’agence était censée être située sur la place Charles Béraudier (où il y a la gare de la Part-Dieu) mais au numéro 6 il n’y avait qu’une porte fermée et pas de British Airways sur l’interphone ! A côté il y avait un local en grands travaux, avec des couleurs bleues foncées donc je suppose que l’agence était là mais qu’elle est fermée. Finalement j’ai bien cherché sur le site Internet et j’ai fini par trouver que le vol qui m’intéressait (départ le 12 juin de Lyon a 7h15, arrivée à Heathrow) était au même prix que l’on choisisse aller simple ou aller-retour, mais n’était pas remboursable en cas d’annulation. Donc je vais attendre que ma convention soit signée pour le prendre.

A propos de la conservation d’une trace écrite de ce stage, j’ai décide la chose suivante : je vais tout écrire sur ce journal au jour le jour. Puis en rentrant en septembre, j’ouvrirai un blog et je recopierai le tout avec les dates correspondantes et des photos. Ce sera sympa pour moi et pour des amis qui voudraient tout savoir en détail. En fait je ne fais pas un blog directement car je n’emmène pas mon ordi : question de sécurité à l’auberge de jeunesse, et en plus d’après ce que j’ai compris l’accès Internet est payant a Imperial College en fonction du nombre d’heures (sauf quelques résidences où c’est à volonté, mais ces résidences sont beaucoup plus chères donc je ne les mettrai pas en 1er vœu !)

J’attends toujours un signe de vie des anglais…ça me gonfle !


Edition :
Finalement je dispose relativement aisément d’un accès à Internet, entre les ordinateurs de mon coturne, mes voisins, mon travail (j’ai un gentil tuteur qui comprend qu’on passe un peu de temps à faire son courrier personnel quand on est loin de chez soi…). Donc j’ai recopié les textes des premières semaines, puis je vais essayer de tenir le site à jour.

Samedi 13 mai 2006

Ça y est, j’ai réservé mon auberge de jeunesse, du 12 au 26 juin. Le choix n’a pas été facile, il a fallut calculer coût nuit + petit dej + transport éventuel, puis tenir compte des avantages et inconvénients de chaque auberge. Finalement j’ai opté pour l’Astor Quest, au nord de Hyde Park, à environ 2 km de l’Imperial College. Comme ça je pourrai faire les trajets à pied. Un ami m’avait indiqué une autre auberge plus proche mais la nuit était finalement plus chère. Je pense que j’ai pris une bonne adresse. Il y a une cuisine commune, ce sera pratique pour manger le soir. Il y a aussi Internet mais c’est payant. Je suis dans un dortoir de 6 filles. J’ai réservé sur London.net, c’était pratique. 
Les anglais ne m’ont toujours pas envoyé la convention signée ni le papier pour les « tuitions fees ». Je suis un peu inquiète, j’ai peur qu’ils changent d’avis. Pourtant j’ai eu 2 mails d’acceptation (1 acceptation + 1 confirmation) et 1 lettre ! Peut-être qu’ils font simplement traîner parce qu’ils considèrent que c’est bon, donc pas pressé. Apres tout je ne connais pas leur mode de fonctionnement.

Je suis quand même contente pour cette chambre, c’est le 1er grand pas, je ne peux plus reculer ! Lundi j’irai chercher mon billet d’avion chez British Airways. Je suis toute excitée, je vais avoir du mal à dormir !!!

Vendredi 12 mai 2006

(Billet initialement écrit le 6 Juin)

A quelques jours du départ, il est peut-être temps de refaire un petit historique de cette recherche de stage.

Tout a commencé il y a environ 2 ans, lorsque j’étais en 2ème année à l’INSA. J’entendais que, en département, beaucoup de gens partaient à l’étranger en échange universitaire ou en stage. J’étais un peu trop peureuse pour partir en échange mais je me suis dit : « tiens, pourquoi pas le stage ? ». Cette idée s’est confirmée en 3ème année : je voudrais faire un master recherche parallèlement à ma 5ème  année, et ce double cursus n’est possible que si on reste en France en 3ème  et 4ème  années.

J’ai donc commencé à chercher des idées de stage. J’ai très vite eu envie de faire un stage en laboratoire universitaire, d’une part parce que cela me permettait de découvrir l’univers de la recherche (domaine dans lequel je souhaite – a priori – travailler). D’autre part parce que ça me semblait nettement plus facile à trouver, par rapport à un stage dans une entreprise privée qui n’a pas forcément l’habitude de recevoir des étudiants étrangers. Au début, j’étais plutôt tentée par un stage en Amérique Latine car j’aime beaucoup cette culture. Puis je me suis rendue compte que cela allait être difficile, étant donné que la période où je dois faire mon stage (entre juin et septembre) correspond au 2ème semestre de cours dans l’hémisphère sud, et non pas aux grandes vacances. En plus je me suis dit que travailler mon anglais ne me ferait pas de mal.

En octobre-novembre 2005, j’ai donc commencé à chercher des stages, grâce à l’annuaire des anciens stages effectués par les élèves des promos précédentes, et grâce à des recherches sur Internet (merci Google). Je voulais partir loin, si possible à l’autre bout de la Terre, en pays anglophone mais surtout pas en Angleterre ! Fin novembre-début décembre j’ai écrit des lettres, essentiellement au Canada et dans quelques universités d’Irlande et d’Ecosse. Egalement à Londres, au cas où, après tout on ne sait jamais… J’ai re-envoyé une demande par mail à presque toutes les universités. Très peu m’ont répondu, l’université de Sherbrooke au Canada avait l’air intéressée mais je devais attendre quelques mois.

Et Imperial College a répondu ! En fait, j’avais écrit sans le savoir au service des stages. Le responsable m’a dit qu’un stage était possible, mais il fallait que je voie si un département était intéressé par ma candidature. J’ai donc cherché les noms et adresses de chercheurs dans des laboratoires de chimie, mécanique et matériaux, puis j’ai envoyé des candidatures. Il s’est trouvé que, parmi ces chercheurs, l’un d’eux avait justement besoin d’un stagiaire sur les céramiques. Début janvier, il m’a répondu qu’il était intéressé par ma candidature et que je pouvais travailler dans plusieurs domaines de son groupe de recherche. J’ai appris aussi que l’inscription était payante. Il m’a informé que je devais à nouveau écrire au service des stages pour avoir les papiers nécessaires à la candidature. J’ai donc envoyé un mail et reçu les papiers par mail également. Il y avait plusieurs pages à remplir, des renseignements perso mais aussi tout mon parcours depuis le primaire, mes diplômes etc.… Il fallait aussi une petite lettre de motivation, le CV, une lettre de recommandation d’un de mes profs et mes diplômes d’anglais. Pour la lettre de recommandation, un prof m’a fait une super lettre comme quoi j’avais de grandes capacités de travail, d’adaptabilité, de très bonnes connaissances et que j’étais classée dans les 30 % les meilleurs (hem ! c’était avant les résultats du premier semestre de 4ème année…). L’élève modèle et idéale quoi ;-) Pour les diplômes d’anglais, j’ai dû attendre un peu car je n’avais rien d’autre que les notes du bac. Heureusement je venais de passer le TOEIC, j’ai donc simplement attendu les résultats.

J’ai donc renvoyé tout ça début février, le service des stages m’a répondu qu’il avait bien reçu  et que j’aurai la décision finale « en temps voulu » (grrr… insupportable). Début mars, n’ayant pas de nouvelles, j’ai demandé quand est-ce que j’aurais approximativement la réponse. Je me suis fais alors une belle frayeur car mon tuteur a répondu qu’il n’avait pas reçu de fiche. Apparemment elle s’était perdue entre le service des stages et le département des matériaux…

Et puis 2 semaines après, le 21 mars, est arrivée la grande nouvelle ! Je me souviendrai toujours de ce jour, j’étais à la bibliothèque et je regardais mes mails (chose interdite normalement… mais largement tolérée en pratique sinon les ordis prendraient la poussière…). En lisant le mail j’ai poussé un cri de joie étouffé (qui a certainement indiqué aux bibliothécaires ce que je faisais… à moins qu’elles n’aient pensé que c’était parce que j’avais trouvé THE bouquin). J’avais le cœur qui battait à 100 à l’heure, je suis sortie dans le froid, sans manteau, pour téléphoner la bonne nouvelle. J’ai aussi commencé illico la fameuse liste qui me suit encore. Le mail d’acceptation indiquait  que le stage commençait le 15 juin mais ne précisait pas la durée. Il disait aussi que je devais recevoir une lettre de confirmation. Je l'attends toujours... Apres avoir re-écrit pour demander les dates exactes, j’ai reçu la réponse : du 15 juin au 14 septembre ! J’avais précisé 2 mois de stage mini, entre mi-juin et mi-septembre, finalement ça sera 3 mois, à croire qu’ils ont vraiment besoin de moi. J’ai alors signé la convention de stage, la secrétaire du département à insisté pour l’envoyer au service des stages alors que c’était bien précisé qu’il fallait l’envoyer directement à mon tuteur… Bref.

C’était déjà aux alentours du 20 avril. Je me suis occupée de chercher un logement, j’avais reçu un petit livret sur leurs chambres universitaires ; j'ai appris que je ne pouvais être logée qu'à partir du 26 juin. Mais on était début mai et je n’avais toujours pas reçu cette fameuse lettre de confirmation d'acceptation. Je commençais à flipper et à me demander si ils n’avaient pas changé d’avis.

La suite… vous la connaissez en me lisant !

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