Je n’avais pas grand-chose d’intéressant à faire hier après-midi. Alors pour passer le temps et pour faire plaisir à mes collègues /voisins/coturne, je me suis lancée dans la pâtisserie. Rien d’extraordinaire puisque je n’ai pas d’ustensiles à part un moule à muffins en silicone acheté la veille (avec l’argent qui était initialement prévu pour acheter une passoire… tant pis je continuerai à égoutter les pâtes avec le couvercle de la casserole).
En vrai adepte du système D, me voilà lancée avec le moule, une casserole en guise de saladier, une cuillère à soupe en guide de fouet, un verre en plastique pas gradué en guise de verre doseur.

Le miracle aura été de trouver du beurre sans sel ! J’ai préparé 2 pâtes, assez différentes dans leur texture (1 un peu trop liquide avec pas mal de grumeaux ; 1 un peu trop solide mais sans grumeaux). Apparemment dans les deux cas le résultat n’a pas l’air trop mauvais puisque les voisins qui sont passés dans la cuisine ont eu l’air contents de cette surprise ! Et les collègues se sont chargés aujourd’hui de finir ceux qui restaient !
Alors, je vous donne ma recette :
Pour une dizaine de gros muffins
250g de farine à levure incorporée (donc 16 à 17 cuillères à soupe)
1 cuillère à café de levure
75g de sucre (6 ou 7 cuillères à soupe)
2 œufs
25cl de lait
180g de chocolat
Mélangez tout ça, mettez dans le four à 210°C pendant 20-25 minutes (pour moi c’était 200°C max car j’avais un four préhistorique). Et dégustez !
Pour ceux qui voudraient aller voir la relève, sachez qu’il y a 3 entrées dans les grilles du palais : le 1er régiment rentre par celle de gauche, le 2ème régiment et la fanfare rentrent par celle de droite. Cependant si vous êtes vers la grille centrale vous avez une assez bonne vue de l’intérieur et vous pouvez même espérer échanger 3 mots avec les gardes de la fanfare lorsqu’ils viennent chercher leurs pupitres devant la grille !
Les photos du palais et des gardes :



Plus de photos dans l'album photo de la Relève de la Garde !
Ce soir, j’ai été invitée par la bande des « commères » à une soirée crêpes chez l’une d’entre elles. N’ayant rien de mieux à faire j’ai donc accepté l’invitation. La soirée était chez une fille habitant l’ouest de Kensington, c’est-à-dire à 2 stations de métro de chez moi. Comme je ne suis pas (trop) flemmarde et que j’ai à peu près le sens de l’orientation, j’ai décidé d’y aller à pied. Mais je me suis fait surprendre une fois de plus par la brutalité des changements de quartiers londoniens. D’un côté à l’autre d’un carrefour, on passe du riche coin des ambassades et stars, à une rue ressemblant à celles des banlieues noirs-américaines : magasins en tous genres, beaucoup de rideaux fermés, des terrains de basket délabrés, j’ai même vu mes premiers graffitis londoniens (ce qui n’est pas peu dire quand on connait la propreté des rues anglaises !), la rue ressemble presque à nos rues françaises (comprenez : elle est sale…). Et pourtant j’étais encore dans la zone 2 (c’est-à-dire le centre) et dans le Sud-ouest (c’est-à-dire les quartiers favorisés). Je n’ose pas imaginer la zone 6 au Nord-est ! Heureusement qu’il n’était que 20 heures.
J’ai tourné près d’1h30 dans la rue avant de trouver le bon numéro. En fait on m’avait dit le numéro de l’appartement au lieu du numéro de l’immeuble… J’ai donc passé un bon moment autour du mauvais immeuble, me demandant si j’étais folle, stupide ou si c’était une mauvaise blague. Finalement après 3 ou 4 textos et 1 coup de fil j’ai fini par trouver ! D’ailleurs c’était la première fois que je téléphonais en anglais, ce n’est pas si difficile que ca (mais aïe la facture…). L’appart était très joli, on était 2 françaises, 1 polonaise, 1 brésilienne et 1 australo-brésilienne. En fin de compte c’était super bien. Il y a bien eu quelques commérages mais rien de méchant et j’ai découvert des filles finalement très sympathiques qui savent aussi rire d’elles-mêmes. J’ai sans doute été un peu hâtive dans mon jugement l’autre jour, je ne retire pas totalement ce que j’ai dis mais je nuance mes propos. L’atmosphère « de filles » est tellement différente de celle dans laquelle j’ai vécu depuis 4 ans, il faut que je sache aussi m’adapter et m’ouvrir à autre chose. Encore une fois j’ai adoré découvrir les autres nationalités, on s’est amusées à sortir des phrases difficiles dans nos langues respectives (du genre « les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches » en français). C’était à mourir de rire, surtout une phrase polonaise avec uniquement des « cht » et « tch ». A midi on avait également parlé des mariages, j’ai appris par exemple que les polonais portent leur alliance à la main droite, tout comme les colombiens.
Bref, j’ai passé une bonne soirée, agréablement surprenante. Demain soir on va peut-être aller à un concert brésilien.
Je voulais me lever tôt demain matin pour arriver très en avance à la relève de la garde de Buckingham et pouvoir prendre des photos. Mais vue l’heure tardive je ne sais pas si je vais avoir le courage de me lever ! D’autant plus que je ne suis pas en super forme aujourd’hui : je n’ai pas mangé hier soir, j’ai mangé juste 2 clémentines à midi aujourd’hui et une seule crêpe ce soir. Et pourtant je me sens terriblement « gavée » ! Les filles m’ont fait rire, elles pensaient que je ne mangeais pas parce que j’avais le mal du pays ! En réalité, je pense que j’étais juste un peu stressée car je pensais avoir la dernière partie de mes résultats de l’INSA cette semaine (pour le choix des options l’an prochain). J’ai donc attendu toute la journée d’hier et aujourd’hui, inutilement puisque je n’ai toujours pas de nouvelles. Ah si, j’ai quand même reçu une « autorisation de demande d’inscription » pour le Master Recherche l’année prochaine, dans la spécialité que je voulais ; autrement dis, j’ai simplement le droit de retirer un dossier de candidature. Mais c’est déjà une bonne nouvelle.
Ce n’était pas exceptionnel mais au moins ça m’a réconciliée avec les concerts d’orchestre symphonique et chœur. Je n’avais pas été à ce genre de concert depuis ce terrible soir du 10 Février, lors de la première française de la Symphonie du Seigneur des Anneaux, où le chef d’orchestre s’était écroulé à 3 mètres de moi, victime d’une crise cardiaque. Alors, après m’être réconciliée avec le Seigneur des Anneaux la semaine dernière en regardant le 3ème film, il fallait bien que je me réconcilie avec ce type de concert ! Non, je plaisante, cette coïncidence n’était pas volontaire (en revanche le fait que je ne sois pas allée voir l’Orchestre National de Lyon depuis plusieurs mois était volontaire…mais ceci est une autre histoire).
Bref, ce concert faisait partie du festival « Mostly Mozart », un des plus gros festivals du Royaume-Uni célébrant le 250ème anniversaire de la naissance du compositeur. Je n’étais pas fan du programme mais j’y suis surtout allée pour sortir et ne pas (trop) perdre d’oreille. Et oui, ceux qui me connaissent se doutent bien qu’un certain violon resté en France me manque. Mais chut, je me suis déjà trop étendue sur le sujet et je ne vais pas vous saouler plus longtemps.
Ce que j’ai aimé :
Ce que je n’ai pas aimé :
Mais je suis d’une lenteur impressionnante et j’ai tellement de questions que je ne sais pas par laquelle commencer. Tout est tellement relié dans ce sujet de stage, j’ai du mal à débuter par un bout. En même temps, encore une fois c’est ce qui en fait l’intérêt !
Ce matin je suis arrivée tôt car il fallait absolument que je finisse des expériences avant la réunion qui me coupait mon après-midi et m’embêtait bien. Cela ne veut pas dire pour autant que je sois partie tôt ce soir ! De toute façon je bosse encore souvent le soir dans ma chambre. Pour l’instant j'ai quand même réussi à ne pas amputer mes sacro-saints week-ends de visites, c’est déjà bien.
La douche de ce soir va être bien méritée (et appréciée à sa juste valeur !)




