Je n’ai pas raconté ma vie londonienne palpitante depuis une semaine, mais pourtant il s’en est passé des choses !
Commençons par l’info principale : finalement je vais bien publier un article dans une revue scientifique sur mon travail !!! C’est décidé depuis jeudi dernier. Initialement, il avait bien été question de publier, mais suite aux difficultés rencontrées en juin et juillet, on avait abandonné l’idée. Et puis finalement, les résultats ne sont pas si mauvais que ça, donc on décide de le faire, cette fois-ci c’est sûr. Le plan est établi, les deadlines sont fixées, la revue choisie, il ne reste « plus qu’à » écrire. Les prochaines dates sont : demain, rendu de mon rapport final à mon tuteur, fin officielle du stage. Puis retour en France le lundi 18 septembre, je laisse les idées macérer quelques jours et j’écris un article concis mais clair, scientifique et professionnel, avec mon plus bel anglais shakespearien (bref, aux petits oignons, quoi) pour le 1er novembre. Et oui, cela signifie que je vais donc écrire cet article en même temps que le début de l’année universitaire en France. Cela promet un échange de mails assez intensif et sans doute quelques nuits blanches. Je suis folle de me lancer dans ce projet sachant que je vais déjà être bien occupée par moultes autres choses, mais en même temps je suis vraiment contente. C’est une occasion unique pour moi car il est très rare de publier avant d’avoir une thèse. Cependant je ne dois pas ce traitement de faveur à mon extraoooordinaire acharnement (soyons honnêtes), mais plutôt à la politique d’Imperial College de publier beaucoup. Je n’adhère pas franchement à cette politique d’habitude (ça privilégie la quantité à la qualité), mais pour cette fois ça m’arrange héhéhé.
J’ai déjà lu toutes les règles exigées par le journal, il y en a beaucoup : certaines sont logiques, genre des consignes de polices de caractère, marges etc. D’autres sont beaucoup plus tordues, comme celle sur les tableaux de résultats insérés : ils doivent avoir des traits horizontaux pour séparer les lignes, mais pas de traits verticaux pour séparer les colonnes. Pourquoi ? Mystère… (le premier qui me trouve une explication valable gagne… euh… un porte-clés Big Ben ça vous va ? ;-))
Sinon, niveau "logement" : mon coloc’ est rentré définitivement dans sa Germanie natale depuis vendredi, donc je suis toute seule. C’est bien, mais c’est un peu tristounet. D’autant plus que la résidence se vide sérieusement des étudiants d’été, et que la rentrée universitaire n’est que début octobre, donc c’est bizarrement calme. Depuis le début de la semaine, il n’y a plus d’eau chaude dans la douche et plus d’eau froide dans la cuisine : dois-je en conclure qu’il faut se doucher dans la cuisine et faire la vaisselle dans la douche ??? Et puis il y a encore eu des vols, une porte fracturée ce week-end et même une agression. Du coup je me trimbale à nouveau avec mes papiers sur moi 24h/24, ce n’est pas le moment de se faire faucher la carte d’identité.
Enfin, dans la rubrique "moi, moi, moi" : j’ai bien profité du dernier week-end. J’ai un peu plus de mal cette semaine, je pense surtout à mon départ, à tout ce qu’il me reste à faire avant de partir, à tout ce que je dois faire en rentrant. En même temps je viens sérieusement de réaliser cette après-midi, en imprimant mon rapport de stage, que c’est fini, ça y est ou presque. Vlan, dans la figure. Trois mois, c’est si court dans une vie, mais j’ai vécu autant de choses qu’en 1 an. Je suis à la fois triste de partir et surtout de finir ce grand projet, mais je sais qu’une fois à Lyon je serai contente de retrouver la famille et les amis. En fait, je suis presque impatiente d’être lundi car je n’aime pas les jours précédant un départ. Tant mieux dans un certain sens !



