Je suis arrivée à Imperial College ce matin vers 9h15. J’étais un peu désœuvrée car il n’y avait que 2 ou 3 personnes qui ne m’ont même pas jeté un coup d’œil tellement elles paraissaient occupées. Je me suis posée sur un canapé du couloir en attendant que l’une des personnes que j’avais vues hier arrive. Par chance, mon tuteur est passé par là et il m’a confié à l’autre française du labo. Elle m’a expliqué son travail, m’a montré des photos prises au microscope, puis comme elle n’avait pas de manip à faire j’ai eu 2 heures de libre. J’en ai profité pour aller acheter un cahier. La seule papeterie du quartier que j’ai trouvée était française, avec la vendeuse qui ne parle que français, ça m’a fait une curieuse impression, c’est bizarre de changer d’atmosphère aussi vite.
A 13h j’avais mon premier « meeting » avec mon tuteur. C’était en fait une petite réunion à laquelle participaient également l’autre française du labo et une thésarde je vais le plus bosser. Mon tuteur a vu que je comprenais (presque) tout, il était content ! On a fixé la répartition des tâches pour les 3 prochains mois, c’est-à-dire la durée de mon stage. Mi-septembre correspond d’ailleurs à la période à laquelle mon tuteur veut qu’on fasse une publication. Donc il va falloir s’arranger pour que le travail soit fini à cette date là. Vu que l’INSA ne me demande qu’un mini rapport de stage, je vais peut-être avoir l’honneur de rédiger un bout de la publication (en anglais bien sûr hem hem). Ou tout du moins mes travaux seront utilisés. C’est le début de la gloire !
Comme je ne connais rien au sujet, j’ai passé l’après-midi à me documenter sur Internet, d’abord Google puis divers publications que ma collègue m’a données. Le problème qui va bientôt se poser est que, comme elle est asiatique, elle a un accent impossible à comprendre. J’espère que je vais vite m’y habituer, ça serait dommage de galérer à cause de cela tandis que je comprends très bien toutes les autres nationalités ou presque ! D’ailleurs la réunion était un vrai plaisir, je comprenais tout, c’était vraiment une agréable surprise.
A part ça j’ai un peu la tête qui fume d’avoir lu et parlé toute la journée en anglais, sans compter tout le tas de connaissances de d’infos que j’ai dû ingurgiter. Mais je suis contente d’être enfin un peu « dedans » et pas trop timide pour parler puisque finalement beaucoup de gens du labo sont étrangers.
Avec ma collègue française on a décidé d’essayer de parler un max en anglais, à part quelques explications techniques, où il vaut mieux pour nous 2 parler en français afin d’avoir tous les détails.
Sinon dans un autre registre j’attends toujours la réponse sûre et définitive pour le logement à Imperial College. Si jamais il y avait un problème de dernière minute ça va craindre sérieux.



